Une autre page de l'Histoire de Caillac s'est jouée de 1905 à 1965,  avec un premier âge d'or dans l'entre-deux-guerres, alors que la viticulture venait d'être décimée par le phylloxéra, la culture de la fraise est devenue, sur la période allant de 1905 à 1965, une valeur sûre sur le secteur Vallée du Lot. 

En saison, durant les mois de juin et juillet, avec l'arrivée des fraiseuses, Caillac doublait sa population. La fraise était expédiée sur Paris, Toulouse, Lille par train.

Au lendemain de la première guerre mondiale  Caillac est devenu « le centre de production le plus important de la vallée du Lot .

En saison, durant les mois de juin et juillet, avec l'arrivée des fraiseuses, Caillac doublait sa population. La fraise était expédiée sur Paris, Toulouse, Lille par train.

 

Monsieur Nadal, travailleur acharné, et figure notoire du village a développé ainsi son affaire au gré des besoins du village et  des faveurs de l'économie locale. La période d'après-guerre avec  les "Congés payés" furent la période faste, les anciens combattants en convalescence et les nombreux touristes descendant la célèbre Nationale 20 vinrent remplir les tables de l'auberge et prendre du repos dans le chambres de l'hôtel. Son propriétaire, saisissant les opportunités, agrandissait son affaire au fur et à mesure, et on ne se souciait guère d'intégration dans l'architecture quercynoise à cette époque de reconstruction  rapide du pays.

 

C'est ainsi que le propriétaire de l'Hôtel Restaurant  NADAL poussa les murs à droite  et à gauche, devant, derrière,  ...!
On ne se demande plus pourquoi ce bâtiment est atypique, dans ce village Quercynois, au coeur du vignoble de Cahors, sur la berge du Lot, et, cerné par les châteaux.


Atypique certes, mais chargé de l'histoire des hommes de ce village, et des hommes courageux qui en firent et en font toujours  aujourd'hui, une Table,  où l'on prend du plaisir, un plaisir vrai et authentique.
Après une période lourde de complications due d'abord à l'arrêt de la culture de la fraise, et  une gestion compliquée, l'hôtel restaurant de Caillac, perdit son dynamisme, et tomba de longues années dans l'oubli.

Or, on ne pouvait savoir, qu'un jour, un petit garçon en vacances chez son arrière grand-mère, et faisant l'équilibriste sur son petit vélo, allait se prendre une belle gamelle devant l'hôtel Restaurant de Caillac, se faire ramasser et soigner  par Mr Nadal,  et se souviendrait toujours de Caillac... Jean-claude VOISIN.
 

 

Jean-claude Voisin a grandi dans les odeurs des cuisines, accroché aux tabliers des femmes de la famille, toutes générations confondues, dans les caves des hommes qui faisaient le vin pour la famille avec la vigne de la propriété. Le verre de "Rouge" qui laissait un rond indélébile sur la toile cirée, il s'en souvient encore, avec émotion, malgré son très jeune âge, à l'époque, on devenait un homme en buvant du vin comme "les grands" !

 

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